Vous devez pour visualiser cette page disposer de la version 8 de Macromedia Flash Player, vous pouvez la récupérer en cliquant ici
Vous devez pour visualiser cette page disposer de la version 8 de Macromedia Flash Player, vous pouvez la récupérer en cliquant ici
 
 
Derniers comptages
 
L'oiseau du mois

 

Le Grand Cormoran , Phalacrocorax carbo (Linné, 1758)

 

Ordre : Pélicaniformes
Famille : Phalacrocoracidés

Il existe chez le grand cormoran deux espèces carbo (littoral) et sinensis (continentale).

 

Chez nos voisins

Espagnol : Cormoran grande

Portugais : Covo Marinho

Anglais : Great Cormorant

Allemand : kormoran

 

Statut : espèce protégée depuis 1975.

 

Etymologie

Du grec : phalakrokorax : korax = corbeau et plalakros = chauve. Carbo = charbon en latin.

En français : Cormoran : corbeau (ancien français : corp) et de mer ou pêcheur (ancien français : marenc)

 

Biométrie et plumage

Taille et poids très variable en fonction du sexe et de la population

Longueur : 80 cm à 1 mètre

Envergure :1.30 à 1,50 mètre

Poids : entre 2000 et 3000 gr (les mâles sont plus gros)

Longévité en milieu naturel : 15 ans et plus

Maturité à 2 ans

Le plumage apparaît noir, mais en regardant plus précisément , le cormoran adulte présente un beau plumage aux reflets bleu violacé à verdâtres. En plumage nuptial (plumage de nidification), les plumes des ailes sont brunes voire bronze aux motifs très écailleux, cernées d’un liseré noir à reflet très accentué. Une tâche blanche à la cuisse,  une accentuation de la couleur jaune, orange de la tâche sur la poche gulaire (membrane sous la mandibule inférieur) mais également sur la tête, sur la nuque, des plumes particulières (filoplumes) blanche apparaissent à cette période dès janvier pour disparaître à l’été. Les mâles et les femelles arborent ce même plumage en période de nidification.

Les jeunes présentent un plumage brun avec le ventre totalement blanc pour certain. L’acquisition du plumage d’adulte est de deux ans environ (2 automnes).

 

Nidification sur le parc

Nid de 50 cm de diamètre pour 20 à 30 cm de haut. Il est fait de brindilles, débris divers, algues, herbes, plumes…

Le premier couple s’installe en 1997. Depuis cette date les effectifs nicheurs sont en progression chaque année, 8 couples en 1998, 28 en 1999, 50 en 2000, 88 en 2001, 95 en 2002, 105 en 2003, 113 en 2004, 126 en 2005.

 

Nourriture

Exclusivement piscivore (qui mange des poissons), le cormoran capture toute sorte de poissons que ce soit en eau douce, en eau salée ou saumâtre. Il utilise au mieux la disponibilité (biomasse) piscicole du, des sites fréquentés.

Le cormoran plonge entre 6 et 10 mètres.

La durée de plongé est de 40 s à 2.5 minutes.

 

 

 

Mouvement, déplacement, migration

Les oiseaux peuvent soit rester proche de la colonie (individus âgés) soit partir très loin, jusqu’à 2500 km. Des jeunes cormorans, bagués au Teich ont été vu dans le golf du Morbihan.

Le parc ornithologique accueil en hiver des cormorans depuis 1978. A partir de cette année on note une évolution des effectifs qui semblent en progression, 90 en 1980, 115 en 1985, 610 en 1989,  puis à partir des années 1990 l’effectif stagne vers 300 à 450 oiseaux, 350 en 1995, 450 en 2000. Depuis 3 ans l’effectif d’oiseaux hivernant semble descendre au dessous de 200 oiseaux, 198 en 2003, 172 en 2004, ce qui n’est pas arrivé depuis 1985.

Le parc ornithologique est un site également très important  pour les haltes et dortoirs en migration, 650 en 1990, 1030 en 1997, avec un maxima enregistré en septembre 1999 avec 1050 oiseaux, mais depuis 2000 les oiseaux s’arrêtant en migration  semble diminué, 272 en 2002, 257 en 2004.

Les cormorans partent très tôt le matin pour pêcher. Ils se déplacent soit dans les bassins piscicoles du parc, soit vers les lacs landais ou le bassin d’Arcachon.

 

Période d’observation la plus propice

Toute l’année.

Vous pouvez observer la nidification dès le mois de janvier, la migration en septembre et octobre et l’hivernage du mois de novembre à janvier.

 

Où l’observer

Nidification : cabanes n°7 et 8

Hivernage : cabane n°7

Pêche : les cabanes n°1, 2, 4, 5, 7

 

Conseils d’observation

Soyez discret en entrant dans les affûts et surtout prenez le temps de regarder attentivement cet oiseau hyper adapté à la pêche, certainement meilleur que n’importe quel pêcheur humain d’ou peut être cette antipathie, ou peut être sa couleur noir, ou bien l’homme ne supporte vraiment plus aucun prédateur…

 

L’homme et le cormoran

Des gravures égyptiens montrent des cormorans en cage et un homme qui tient un adulte par les ailes comme une poule,  difficilement datable.

Par contre en Chine et au Japon l’utilisation de cormoran pour la pêche est attesté dès 317 av JC. Cette technique est toujours utilisé dans ses pays.

Cette association avec des cormorans n’existe pas qu’en Asie. En Europe (Angleterre, 1566, Hollande) on pêchait également avec des cormorans domestiqués. En France ce type de pêche était pratiqué dès le XVIème siècle.

 

Dès 1930 en France, l’espèce est en déclin, chasse, recherche de trophées pour la taxidermie, le dérangement des couples dans les colonies, la jalousie des pêcheurs, les couples étaient encore tirés dans des colonies en 1960.

A partir de sa protection en 1975, des oiseaux ont reconquis les régions, département, fleuves et rivières…

 

J. Beyaert (août 2005).

 

Source : Le grand cormoran, Gérard Debout, Eveil Nature, 72 pages ; Etymologie des noms d'oiseaux, Eveil Nature, 1995, 208 pages ; Handbook of the birds of Europe the middle East and North Africa, volume I, Ostrich to Ducks, 1982, 722 pages ; Le guide ornitho, Delachaux et Niestlé, 2000, 399 pages ; Oiseaux de France, Larousse, 2003, 448 pages.

 

PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH - BP 11 - 33470 LE TEICH Tél : 05 56 22 80 93 - Fax : 05 56 22 69 43 - E-mail