
Le Martin-pêcheur d’Europe, Alcedo atthis (Linné, 1758),
Chez nos voisins
Espagnol :
Martin pescador
Anglais :
Kingfischer
Allemand :
Eisvogel
Ordre :
Coraciiformes
Famille :
Alcedinidés
Statut
Espèce protégée en
France, annexe I de la Directive Oiseaux, annexe II de la convention de Berne.
Etymologie
Alcedo vient du latin
Alcyon signifiant oiseau de mer. Atthis était un personnage de la mythologie
grecque. C’était une femme, sœur de Cranaos roi d’Athènes.
Martin vient de Saint
Martin, homme d’église (née en 316) qui lutte contre le paganisme et instaure
le christianisme en France. Homme de miracles qui prodigue la bonne parole.
Biométrie et plumage
Petit oiseau très
coloré, de bleu sur le dos et orange sur le ventre, de taille inférieure à un
étourneau. Il mesure de 16 à 17 cm de long avec un bec de 4 cm.
Poids de 35 à 40 gr,
les oiseaux d’Europe de l’Est semblent plus gros entre 39 et 46 gr.
Longévité : 5 à
10 ans.
Nidification
Niche dans un terrier
de 50 à 90 cm de profondeur, dans des zones abruptes (falaises sableuses,
argileuses…). Ce tunnel est construit
par le mâle et la femelle. Il peut pondre jusqu’à 7 œufs et 1 à 2 voire
quelquefois 3 pontes. Ces oiseaux sont monogames, mais la polygamie a été
observée. Cependant, les partenaires changent chaque année.
Nourriture
Poissons (d’eau
douce, d’eau saumâtre, d’eau salée), insectes aquatiques (gerris, notonectes…),
crustacés (crevettes), mollusques, insectes terrestres, amphibiens (jeunes
grenouilles).
Mouvement, déplacement, migration
Les Martins-pêcheurs
peuvent parcourir entre 1450 et 1900 km, c’est à dire Allemagne / Espagne très
facilement. Les jeunes et les femelles se déplacent plus que les mâles.
Comportement sur la l’Eyre
C’est un oiseau extrêmement sensible au période de froid
longue et forte. Les effectifs fluctuent énormément d’année en année. Il est
difficilement observable mais on peut le repérer à son cri caractéristique
« tii, tuuii » strident et puissant ce cri de contact permet au
individu de marquer leur territoire.
Il ne se reproduit
pas forcément sur le cours d’eau. Il peut se déplacer jusqu’à 900 mètres de la
l’Eyre pour trouver un site favorable à la construction du nid.
Il s’entend et se
voit assez aisément en septembre, octobre, novembre en période de migration et
de déplacement.
J. Beyaert, sept.-05.
Sources : Etymologie des noms d'oiseaux, Eveil Nature, 1995, 208 pages
; Handbook of the birds of Europe the middle East and North Africa, volume IV,
Terns to Woodpeeckers, 1985, 960 pages ; Le guide ornitho, Delachaux et Niestlé,
2000, 399 pages ; Oiseaux de France, Larousse, 2003, 448 pages.